Virée dans le parc du Tavan Bogd

Classé dans : Mongolie | 11

Notre séjour a Olgii nous a permis de rencontrer un groupe de randonneurs recherchant des camarades pour un trek d’une semaine. Banco ! nous partons en van pour l’ascension d’un 4000 m dans le massif du Taven Bogd puis pour passer un jour entre les deux lac Choton et Churgan avant de reprendre le velo pour Khovd.

 

Nous profitons de la guesthouse pour nous reposer et laver notre carcasse… de l’eau chaude, le luxe !

La Travallers guesthouse à Olgii
La Travallers guesthouse à Olgii

Nous découvrons les magasins d’Olgii vendant laine et cachemire de yaks et de chameaux, ainsi que le marché, trés animé, composé de petites échoppes vendant légumes, instruments de musique, fromage sec, sac à dos, biscuits et bonbons en tout genre. On trouve également de magnifique tapis kazakhs en feutre ou en laine multicolore.

Le poste de police d'Olgii
Le poste de police d’Olgii

A la guesthouse, nous faisons la connaissance de Moritz allemand vivant a Londre, Mathieu francais vivant à Shanghai et de nombreux israéliens voyageant a pied et en moto.

Nous sommes invités par nos voisins de yourte israéliens à déguster le « Shakshuka », en guise de petit déjeuner, préparé par ces messieurs.

Shakshuka
Shakshuka

C’est un plat consistant à étaler sur une tranche de pain les oignons, tomates et oeufs revenuent ensembles dans une gamelle, délicieux !

Moritz cherche des compagnons pour partir une semaine à la découverte du parc du Taven Borgd. Ni une ni deux, nous sautons sur l’opportunité ! nous acceptons la proposition.

Nous profitons de notre dernière journée a Olgi pour déguster de succulents mets kazakhs et acheter deux sacs à dos pour la rando (du decath chinois à 10€ pièce).

Plats kazakhs
Plats kazakhs

Nous partons donc le lendemain en van pour une centaine de kilomètres de piste le long de la rivière Blanche avec nos quatre compères (Mauritz, Ben, Aviv et Avif), notre chauffeur kazakh et nos vélos bien arnachés sur le toit.

En avant en van
En avant en van

Les paysages sont magnifiques : nous traversons tout d’abord de belles zones désertiques parsemées de quelques buissons secs, puis la steppe jaune contraste avec les montagnes bleues/noires environnantes.

Vallée de la rivière Blanche
Vallée de la rivière Blanche

La rivieres traisse son petit bonhomme de chemin au milieu de la vallée ; les hommes construisant de petites maisonnettes de bois ou de pierre recouvertent d’un enduit blanc avec des toits multicolors, bleus, verts, roses vifs.

Vallée de la rivière Blanche
Vallée de la rivière Blanche

Les yourtes se font moins présentent. Nous faisons un petit arrêt lunch dans le vilĺage de Tsengel, dans un bouiboui tenu par deux enfants. Nous y mangeons quelques buuz au mouton !

A la sortie, nous traversons un pont controlé par une petite fille d’à peine 10 ans. Le chauffeur lui donnera un billet pour pouvoir traverser !

Lors du passage d’une zone humide nous nous embourbons jusqu’à la limite du bas de caisse et en haut de la roue… Tous dehors et on pousse ! Le camion tout léger, aidé des 7 passagers, sort tout seul !

Vallée de la rivière Blanche
Vallée de la rivière Blanche

La porte du parc est proche, nous nous y arrêtons pour la nuit et le contrôle du permis ; et oui, nous sommes en zone frontalière !

À la porte du parc
À la porte du parc

Le lendemain, nous montons au camp de base à 3 000 m malgré la 3ème guerre mondiale qui se déclare dans le ventre de Dam… en marchant au milieu des yaks, nous avons la vue sur notre objectif, le Melchin Peak !

Le Melchin Peak en vue
Le Melchin Peak en vue

La pluie accélère notre progression et nous oblige à monter le camp à la hâte. Nos voisines sont américaines et hollandaise, à cheval et de beaux chameaux sont la pour porter leur matériel.

Le camp de base
Le camp de base

Après des spaghettis rapides, nous rejoignons les bras de Morphée pour prendre des forces en vue de l’ascension du lendemain.

Dam passera une bien mauvaise première partie de nuit, quand même aidée par les médicaments des voisines médecins.

Le camp de base
Le camp de base

Au matin le ventre va mieux mais la neige est proche. Elle recouvre tous les sommets environnants… va-t-elle nous embêter pour la grimpette du pic ? Après le petit déjeuner, l’éclaircie nous motive pour l’ascension.

Nous attaquons par la moraine du glacier Potanii. Le brouillard s’installe tout de même pendant la montée. Nous marchons dans la neige dès 3 500 m.

Le glacier Potanii
Le glacier Potanii

Après 2h30, nous atteingnons les 4 050 m du Melchin Peak. Le brouillard s’estompe en attendant nos compères.

Nous dedicaçons ce sommet a Adrien, le frère de Dam pour ses 24 ans et à Benoît qui nous a quitté trop vite…

Bon anni frérot !
Bon anni frérot !

La vue se découvre sur les sommets recouverts de neiges éternelles, déversant leur langue glacière, ainsi que sur la steppe russe.

Au sommet du Melchin
Au sommet du Melchin

Car oui, au sommet, nous avons un pied en Mongolie et un pied en Russie.

Un pied en Mongolie et un en Russie
Un pied en Mongolie et un en Russie

Nous voyons les 5 sommets sacrés représentant chacun un saint : en face de nous, le Bürged (aigle), Naran (soleil), Olgii (terre), Kuiten (sommet froid, point culminant de la chaîne) et Nairamdal (le sommet de l’amitié, le point triple entre Mongolie, Chine et Russie).

Au sommet du Melchin
Au sommet du Melchin

Les israéliens font le café traditionnel et nous profitons encore de la splendide vue avant d’entamer la redescente vers le camp de base.

Le lendemain nous nous reveillons avec une pluie qui quelques heures plus tard se transforma en neige, laissant un tapis blanc autour de la tente.

Sous la neige au camp de base
Sous la neige au camp de base

Nous descendons en compagnie de flocons éclairés ensuite par le soleil et rencontrons berger et moutons.

Une fois tout le monde à l’abri du vent dans le van, notre chauffeur nous mène au camp du soir, au bord de la rivière Blanche.

Vallée de la rivière Blanche
Vallée de la rivière Blanche

Le réveil matinal frisquet, nous permet d’attaquer la piste nous menant au lac de Khurgan et Khoton. Après un col abrupte, nous passons par la vallée de Mogoit, parsemée de petites falaises contrastants avec le rouge des végétaux et le vert de quelques arbres. Les freins du van révèlent quelques défaillances…

Nous déjeunons dans la yourte d’une famille kazakh. La mère nous fait cadeau d’aaruul et de « ourmtchik » (lait caillé cuit et séché, un délice !).

La famille kazakh du midi
La famille kazakh du midi

Nous découvrons de splendides balbals moustachus (cimetière kazakh) et mausolé en forme de ruche.

Le bord du lac Khurgan est désertique et peu convaincant.

Nous sommes abordés par le service d’ordre du parc et militaire pour le contrôle des permis et passeports, ça ne rigole plus.

Devant le pont quelque peu étroit et délabré de l’entre deux lacs, nous sommes stoppés par le passage d’un troupeau d’une centaine de chèvres et de quelques yaks excités par les coups de klaxon de notre chauffeur amusé.

Passage du pont
Passage du pont

Nous demandons l’hospitalité à une famille kazakh. Nous serons alors immergés tout un après midi et une soirée dans la vie quotidienne de celle-ci.

Lise passera une grande partie de la journée à dormir pour oublier ses boyaux en mauvaises conditions et son état fébrile (chacun son tour).

//Petite aparté : nous suspectons une intoxication alimentaire liée au 2,2 kg de biscuits achetés à Olgii qui nous donna à tout deux du fil a retordre depuis la guetouse jusqu’au dernier jour de van, soit environ un semaine…//

Immersion kazakh
Immersion kazakh

Dans la yourte kazakh, nous assistons à la préparation des borstags, d’ourmtchiks… la viande cuit dans la marmite à l’extérieur et nous dégusterons un pannel de mets, toujours accompagnés du tchaï.

Immersion kazakh
Immersion kazakh

Après la nuit passée tous ensemble, la fraîcheur matinale est accompagnée de la neige sur les sommets alentours.

Au lac Khurgan
Au lac Khurgan

Il est alors temps de redescendre, après que notre chauffeur ait pris un petit verre de vodka avec ses amis à l’épicerie du coin.

Il nous dépose à un croisement d’où nous partirons à vélo vers le lac Khar. Nos compères de randonnée continuent, eux, leur route vers Olgii.

 

Rendez vous vendredi prochain pour la suite de l’aventure Altaï, cette fois ci à vélo…

 

En attendant lachez vous sur les commentaires, Patricia, la maman de Dam propose son défi pour les 5 000 km :

« A vous tous, lecteurs, d’accomplir ce défi : vous êtes nombreux à contempler leur blog et ainsi de voyager derrière votre écran. Merci de prendre « vos plumes » plutôt vos claviers et d’inscrire un message qui sera équivalent à une bise en guise d’encouragement…

Essayons d’être 50 personnes (50 messages : 1% des 5000 km déjà parcourus en vélo par Lise et Damien)
Je compte sur vous en leur disant encore BRAVO !!!!!!
Merci »

11 Responses

  1. Vivien

    Quel Trek de fou. Quelle envie de faire ça aussi ça me donne!! Ma Gni Fi Que. Bon courage pour le bide, t’as pas une photo du caca jaune? ?

  2. Bastien llorca

    Ola les jeunes!

    Bien sympa ce trek! Cela donne envie! Je vois que vous vous régalez!
    Je vais en Autriche dans 15j, on ne se verra pas cette fois…

    Bises de Gap où nous sommes ac mel maintenant!

    Bast

  3. Sabi

    Hola les copinous !
    Merveilleux de voir tout ça ! Merci de nous faire partager votre voyage, on s’évade ! Une pensée particulière à Lise aujourd’hui : joyeux anniversaire ! Plein de bisous à vous deux (et un de + à Lise)

  4. nelly

    Bon anniversaire pepette et avant tout bonne sante a tsles 2 les lumieres des paysages sont merveilleuses,,!

  5. Adrien

    Merci beaucoup à vous deux!!! C’était excellent d’être avec vous sur un 4000m entre la Mongolie et la Russie!!! C est un sacré beau trek tout ça en tout cas, encore une expérience inoubliable !!!
    Enjoy your trip, lot of kiss and love!!!

  6. Daniel

    Lise,
    tursun udriin bayar hurgeye (Tєрсєн єдрийн баяр хvргэе)
    Petite phrase mongole que tu n’auras pas besoin de traduire vue la date d’aujourd’hui !
    27 Grosses bises

  7. Mamie

    Contente de voir des acrobates dans la famille, même à 4000 m ! vive l’AGA !
    Tout cela me fait bien envie !!!!
    Profitez-en au maximum

  8. Alice

    Sympa ces petites montagnes 😉
    Bon courage pr la suite, bientôt la Chine, hâte de voir de nouveaux paysages !
    Bonne route

  9. Geoffrey Adélie Gustin

    Coucou!!! Wahou super les photos!!! Vous nous faites découvrir un autre monde. Bisous bisous

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